2021 sur les chapeaux de roue

Vous êtes en manque de sensations fortes, lassé du rythme boulot-dodo dont le métro a été banni par le télétravail ? En cette nouvelle année, l’heure est peut-être bien à l’envie d’adrénaline pour mettre fin à votre morne quotidien. Mais d’où vient ce frisson de la vitesse, auquel les amateurs de sports extrêmes sont accros ? Réponse dans cet article.

En voiture Simone !

Biberonnés aux films automobiles et autres blockbusters américains, parsemés d’explosions et d’effets spéciaux en tout genre, les petits garçons auraient davantage tendance à vouloir calquer leurs comportements sur ceux de leurs héros favoris au volant de voitures rutilantes. Associé à des caractéristiques masculines, ce goût pour la vitesse n’est pourtant pas l’apanage des hommes. Si la culture populaire célèbre de grands pilotes comme Lewis Hamilton ou Sébastien Vittel, de plus en plus de femmes se mettent au Formule 1, dont la Britannique Jamie Chadwick. Plutôt que de payer des cosmétiques et bijoux à votre sœur ou petite amie, pourquoi donc ne pas tordre le cou aux idées reçues et leur offrir un stage de pilotage à Noël prochain ?

Le goût pour l’adrénaline

Car bien plus que d’être lié à une simple question de genre, cet intérêt pour la vitesse relève en vérité du caractère humain lui-même. Conduire sur l’asphalte à près de 300 km/h aurait pour conséquence de relâcher des endorphines, les hormones à l’origine du plaisir. Au-delà de l’effet grisant provoqué au niveau cérébral, le sentiment de dépasser ses limites représente très certainement un levier de motivation pour celles et ceux qui aiment la Formule 1. La performance, enfouie au plus profond de notre instinct depuis la nuit des temps, nous incite à vouloir braver l’interdit et faire mieux que les autres. Au cœur de ce sport s’inscrit en effet l’esprit de compétition, l’immuable loi du plus fort qui régit nos subconscients dans l’ombre.

Rouler comme on vit : à toute allure

Notre mode de vie contemporain, basé sur un rythme de plus en plus rapide, peut lui aussi expliquer cet amour pour la vitesse. Encore plus à l’heure des réseaux sociaux, nous courrons après le temps sans relâche et chaque minute devient primordiale. Quoi de mieux, donc, que de reprendre le contrôle et de s’évader en faisant vrombir le moteur puissant d’un bolide ?

Voitures de courses et art automobile

Pour d’autres, la passion des belles carrosseries est un argument suffisant. Les connaisseurs sauront apprécier les voitures de marque et leur mécanique. Design, puissance, ergonomie : le pilotage automobile est un domaine que certains souhaitent voir élevé au rang des beaux-arts. Loin de n’être que de simples réceptacles vides, la voiture fut longtemps adulée par les artistes et les peintres. Futuriste et symbole de liberté, Andy Warhol et Alexander Calder se sont notamment emparés du sujet comme d’un objet d’art. Car derrière l’aspect parfois tape à l’œil se cache bien plus : un savoir-faire historique, des trésors de mécanique… Et une technologie de plus en plus poussée, qui permet de rendre les systèmes toujours plus performants.

Les fous du volant

Existent enfin ceux qui n’aiment pas pratiquer la vitesse mais pour qui l’excitation du pilote est contagieuse, même par écran interposé. La garantie d’un show théâtral, truffé de rebondissements, suffit à provoquer l’enthousiasme général. A tous les détracteurs de la Formule 1 : oui, il s’agit bien d’un sport, au même titre que l’athlétisme ou le football. Car il faut plus que d’appuyer sur le champignon pour être champion. Un pilote est soumis au même entraînement physique et mental qu’un sportif de haut niveau : régime alimentaire strict, endurance, hygiène de vie remarquable. L’hydratation est par ailleurs un aspect essentiel pour les pilotes car la chaleur dans une voiture de Formule 1 peut dépasser les 40 degrés. Preuve qu’il ne s’agit pas d’un sport de tout repos!

Que vous soyez acteur ou spectateur, la vitesse est une drogue dont on ne peut très vite plus se passer. La Formule 1 a d’ailleurs la cote depuis quelques années, puisque l’audience des Grands Prix a connu une augmentation de 9% en 2019, notamment grâce aux réseaux sociaux.

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