Procédure WLTP : ce qu’il faut savoir sur ce nouveau système d’homologation

Avant de pouvoir être proposés sur le marché, aujourd’hui, tous les véhicules sont obligés de passer par la procédure WLTP. Mais que faut-il savoir à propos de ce nouveau protocole d’homologation? On vous en dit tout de suite plus…

Le cycle WLTP qu’est-ce que c’est ?

Actuellement, la consommation de carburant et les rejets de CO2 d’un véhicule sont calculés via la procédure WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedure). Mise en place par le Forum Mondial pour l’harmonisation des réglementations sur les véhicules, cette dernière a en effet remplacé le NEDC (New European Driving Cycle), utilisé en Europe depuis 1973. Aujourd’hui, l’arrivée d’un véhicule sur le marché ne peut donc plus être autorisée, à moins que celui-ci ait passé la série de tests correspondant à cette nouvelle norme. Depuis septembre 2018, sont alors concernés tous les véhicules neufs…

Les caractéristiques de cette procédure WLTP

Comme dit précédemment, la procédure WLTP oblige tous les véhicules à passer une série de tests. Parmi eux : une simulation de conduite urbaine et non-urbaine. Ce test est effectué, comme pour le NEDC, sur des bancs à rouleaux. Toutefois, plusieurs changements ont été apportés. Si avec le NEDC la distance parcourue était de 11 km, aujourd’hui, avec la WLTP elle est ainsi passée à 23,25 km. Concernant la vitesse moyenne, elle est passée de 34 km/h (NEDC) à 46,5 km/h (WLTP). Pour ce qui est de la vitesse maximum, celle-ci est dorénavant de 131 km/h contre 120 auparavant.

A noter en outre que la nouvelle procédure se veut plus précise. Les tests sont donc effectués de manière à être le plus proche possible des conditions de conduites réelles. Ainsi, pour ce qui est des changements de vitesse par exemple, ceux-ci sont maintenant adaptés au véhicule, contrairement à ce qui se faisait avec le NEDC, où ils étaient similaires pour tous les engins.

Autres changements apportés par la procédure WLTP : au démarrage, les mesures sont désormais effectuées à 14°, puis 23°. Pour rappel, avec le NEDC elles se faisaient entre 20° et 30°, durant tout le test. Par ailleurs, le poids des options est aujourd’hui pris en compte. Effectivement, certaines d’entre elles pouvaient avoir un poids conséquent, ce qui pouvait alors modifier les performances.

>>A LIRE : Nouvelle norme WLTP : Quelles conséquences lorsque nous achèterons une nouvelle voiture?

Qu’en est-il du calcul de la consommation ?

Pour ce qui est du calcul de la consommation de carburant, avec la procédure WLTP, les voitures à moteur thermique passent dorénavant par une simulation de conduite se faisant dans trois environnements différents. Dans chacun (campagne, urbain et autoroute), on fait alors rouler les voitures à plusieurs vitesses, pendant que des appareils mesurent les émissions de CO2. À partir des données reçues, on obtient alors la consommation de carburant au kilomètre. Information qui sera ensuite affichée par le constructeur.

A noter qu’actuellement, les constructeurs sont obligés d’afficher les valeurs obtenues via la nouvelle procédure. Malgré les améliorations apportées, il faut toutefois retenir que le cycle WLTP reste loin d’être parfait. En effet, lors du test, la conduite en côte, par exemple, n’est toujours pas prise en compte. Il s’agit pourtant d’un facteur pouvant grandement impacter sur la consommation de carburant. Il faut néanmoins le reconnaître : certains facteurs, comme le style de conduite, ne pourront jamais être reproduites en laboratoire. Gardez ainsi en tête que même les valeurs WLTP ne seront jamais vraiment celles que vous constaterez lors de l’usage en condition réelle d’un véhicule.

crédit photo: https://www.mercedes-benz.fr

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